La contribution de la Norvège aux efforts contre la déforestation sera présentée lors de la Conférence de l’ONU sur le Changement Climatique de Bali.
Avec le Ministre de l’Environnement et du Développement International M. Erik Solheim et le Ministre du Pétrole et de l’Energie Ǻslaug Haga, le Premier Ministre a présenté aujourd’hui cette stratégie lors d’une réunion avec les leaders parlementaires du Parti Conservateur, du Parti Chrétien Démocrate et du Parti Libéral.
« Une action en amont pour prévenir le réchauffement climatique est beaucoup plus efficace qu’une action à un stade plus avancé. C’est la raison pour laquelle il est urgent de prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effets de serre », déclare M. Stoltenberg.
« Une initiative dans ce domaine, dans les quelques prochaines années, peut apporter des réductions importantes d’émissions de gaz à effets de serre, alors que le monde cherche à mettre en place un nouvel accord, plus global encore, sur le changement climatique », explique M. Stoltenberg.
Actuellement, la déforestation dans les pays en voie de développement libère un volume de CO2 correspondant à 20% des émissions totales de gaz à effets de serre. Réduire la déforestation est d’une importance cruciale non seulement en ce qui concerne le changement climatique mais également afin de maintenir la biodiversité et de sauvegarder les sources de revenus des personnes.
La Norvège recommande l’inclusion d’engagements pour réduire les émissions de gaz libérées par la déforestation dans les pays en voie de développement dans le cadre d’un régime global sur le changement climatique à partir de 2012. Cela sera un moyen important pour réaliser l’objectif que la Norvège s’est fixé de limiter l’élévation moyenne de la température globale à + 2°C. La Norvège va travailler pour qu’un accord soit pris sur un tel régime à Copenhague en 2009.
La Norvège est prête à augmenter son soutien d’environ 3 milliards de couronnes par an à la condition que des mécanismes satisfaisants, par exemple sous l’égide de l’ONU ou de la Banque Mondiale, soient créés pour garantir les larges transferts de fonds liés au financement des mesures prises pour les forêts. Dans la phase de démarrage, des ressources devront donc être employées pour mettre en place des règles et des mesures de contrôle et de surveillance, par exemple au travers de démonstrations et de projets pilotes.
La Norvège dirige le travail de développement d’un financement efficace et de systèmes de certification pour les mesures destinées à prévenir la déforestation dans les pays en voie de développement, travail qui se poursuit durant la Conférence de Bali. La Norvège est prête à jouer un rôle dans les projets pilotes pour développer de tels systèmes à partir de 2008.
L’augmentation du soutien de la Norvège pour les efforts pour prévenir la déforestation et pour les mesures relatives au climat dans les pays en développement ne se fera pas au détriment de ses efforts actuels pour la lutte contre la pauvreté. Cette augmentation sera financée dans le cadre global de la coopération norvégienne pour le développement, laquelle est en pleine expansion.
La Norvège a déjà décidé de renforcer son engagement pris à Kyoto, et le soutien norvégien aux efforts pour la prévention de la déforestation dans les pays en voie de développement ne fait que s’y ajouter. Les émissions libérées par les déforestations ne sont pas régulées actuellement par la Convention sur le Changement Climatique ou le Protocole de Kyoto. Les projets destinés à lutter contre la déforestation ne peuvent pas être utilisés pour acquérir des crédits d’émission de gaz dans le cadre du Mécanisme de Développement Propre.