Le rapport parlementaire reflète une situation extérieure qui se transforme rapidement.
« Avec ce processus et ce rapport, j’ai voulu encourager la réflexion et le débat, et je souhaite établir une plateforme pour la réponse et la politique du gouvernement face à des défis complexes et globaux », précise le ministre des Affaires étrangères, Jonas Gahr Støre.
Ce sont plusieurs centaines de personnes qui ont contribué au rapport « Refleks ». Pratiquement tous les départements ont participé activement, et cela montre comment la mondialisation efface les frontières entre la politique intérieure et la politique étrangère. Le rapport parlementaire montre comment la mondialisation et le changement géopolitique ont contribué à changer les intérêts de la politique étrangère norvégienne.
« Le rapport souligne l’importance de se concentrer sur les intérêts comme point de départ principal dans la politique étrangère », déclare le ministre.
La guerre contre la pauvreté et les changements climatiques sont les principaux défis mondiaux, et sont pour cela d’autant plus au centre de la politique étrangère norvégienne. Le rapport change les points de focalisation sur lesquels la Norvège a les ressources et les possibilités de faire la différence. Il discute aussi scrupuleusement des intérêts de la Norvège comme pays énergétique, comment les changements climatiques représentent un défi, et comment la Norvège peut contribuer à une meilleure sécurité climatique et énergétique, sur un plan global. Il réaffirme le Grand Nord comme domaine prioritaire essentiel, et le voisinage avec la Russie comme point important.
« Les intérêts politiques réalistes norvégiens se sont élargis suite à la mondialisation. La politique norvégienne d’intérêt, pour les droits de l’Homme, le développement, la paix et la réconciliation, l’effort humanitaire, est moralement bien fondée, mais elle est aussi dans l’intérêt de la Norvège », précise Støre.