Congrès mondial sur les droits de l’Homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre

La France, les Pays-Bas et la Norvège ont organisé vendredi 15 mai à Paris un Congrès mondial sur les droits de l’Homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre, dans le cadre de la célébration de la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie qui a eu lieu le 17 mai.



A l’initiative de la Secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l’Homme, Mme Rama Yade, un Congrès mondial sur les droits de l’Homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre s’est tenu à Paris le vendredi 15 mai. La Norvège et les Pays-Bas étaient coorganisateurs de cet événement qui a rassemblé environ 200 invités, dont parmi eux de nombreux acteurs issus de la société civile et des pays du Sud. L’objectif était de faire suite à la Déclaration relative aux droits de l’Homme, à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, présentée à l’initiative de la France et des Pays-Bas à l’Assemblée générale des Nations Unies le 18 décembre dernier. Cette Déclaration historique a été signée à ce jour par 67 Etats, et faisait suite à une déclaration de 2006 à l’initiative de la Norvège, pour laquelle 54 pays ont donné leur accord.

Frans Timmermans, Rama Yade et Lotte Grepp Knutsen

Mme Rama Yade a ouvert le Congrès en annonçant, entre autres, la création d’un fonds de concours pour les ONG représentant les lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles et intersexes (LGBTI). L’introduction a été suivie par une dizaine d’autres interventions de représentants d’Etats, d’ONG, de l’ONU et du Conseil Européen. Parmi eux, M. Frans Timmermans, Ministre des Affaires européennes du Royaume des Pays-Bas, Mme Lotte Grepp Knutsen, Secrétaire d'Etat au ministère de l'enfance et de l'égalité des chances du Royaume de Norvège, ainsi que l’ancien ministre de la Justice, M. Robert Badinter.

Quatre tables rondes ont suivi, chacune étant divisée en 3 panels. Les grands thèmes de ces tables rondes se concentraient sur les progrès et les défis de la dépénalisation universelle, la coopération des Etats et de la société civile pour lutter efficacement contre les violations des droits des personnes lgbti, le respect du droit à la santé des personnes LGBTI, les droits de l'Homme et l’identité de genre. Quant à la Norvège, elle était représentée dans trois tables rondes. Mme Lotte Grepp Knutsen a participé à une discussion sur le contexte et la genèse de la déclaration à l’ONU, Mme Anne Skjelmerud, coordinatrice VIH/SIDA (ministère norvégien des Affaires étrangères/Norad – agence d’aide au développement public) est intervenue au sein de la table ronde sur les droits de l’Homme dans le cadre des programmes de santé, et enfin M. Tor Jørgensen, évêque, intervenait à une table ronde sur le rôle des associations LGBTI religieuses.

L’orientation sexuelle reste un sujet sensible dans de nombreux pays. C’est pour cette raison qu’il est important de soutenir les acteurs nationaux et locaux qui connaissent le contexte sociétal, ainsi que la marge de manœuvre qui est la leur pour contribuer à un changement. La délégation norvégienne a souligné la nécessité d’un engagement de la société civile, tout en précisant qu’il est aussi nécessaire de promouvoir le respect des droits de l’Homme ainsi que la coopération interrégionale, pour bien démontrer qu’il ne s’agit pas d’une dimension Nord-Sud. Le Congrès du 15 mai avait comme objectif de contribuer au développement d’une stratégie internationale pour renforcer et prolonger la dynamique internationale créée autour de la déclaration de décembre. L’objectif reste de continuer la lutte contre la transphobie, ainsi que d’assurer le respect du droit à la santé des personnes LGBTI.

Programme_Congrès.doc


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