A la découverte de l'aquaculture en Norvege

Depuis toujours, le poisson est considéré comme un excellent aliment. Les hommes ont compris depuis longtemps que l'élevage offrait une source non négligeable de nourriture. En Norvège, les conditions géographiques, avec ses immenses côtes, favorisent les conditions pour l'aquaculture et en font l'une de ses plus importantes industries. Aujourd'hui, la Norvège est l'un des plus gros exportateurs de truite et de saumon au monde avec, en 2002, près de 500 000 tonnes de saumon et de truite exportés.


Le saumon : premier maillon de la chaîne de l'aquaculture norvégienne

Quarante espèces de saumons provenant de la côte norvégienne représentent le point de départ. Au début de l'élevage de poissons, il y a plus de 30 ans, les œufs et les laitances de plusieurs espèces de saumons ont été prélevés afin de créer la matière génétique nécessaire au saumon d'élevage norvégien. L'élevage systématique a permis le croisement entre les espèces les plus résistantes aux maladies et les saumons qui ont fait preuve d'une capacité d'adaptation à la vie dans une cage de mer au sein d'un centre de pisciculture. D'autres caractéristiques incluent la croissance rapide, la couleur, la teneur en matière grasse et la forme.

L'aquaculture du Saumon de Norvège est une industrie jeune, seulement 9 générations de poissons ont été utilisées depuis sa création.

Les marchés
L'Union Européenne est notre marché le plus important en matière de saumons et de truites. Au sein de l'Union Européenne, nous exportons la majorité des saumons vers le Danemark, essentiellement parce que le Danemark prend part au traitement du saumon à grande échelle. Les autres marchés importants dans l'Union Européenne sont la France, l'Allemagne et le Royaume Uni. Les Japonais sont également de grands consommateurs de poissons norvégiens.

Le poisson et les fruits de mer sont à la mode et les demandes qui s'y rapportent sont croissantes dans le monde entier. Le Saumon de Norvège gagne de plus en plus de marchés chaque jour. Le saumon se mange cru sous forme de sushi au Japon. C'est un poisson « porte-bonheur » en Chine et un repas de fête en Russie. Dans des pays tels que la Pologne et Singapour, le Saumon de Norvège apparaît de plus en plus souvent dans les assiettes.

Tous les poissons exportés depuis la Norvège sont marqués de leur lieu d'origine. Conformément aux règlementations européennes, ils doivent également être identifiés en tant que poissons d'élevage ou poissons sauvages.

Création de Valeur dans l'Industrie d'Aquaculture Norvégienne, 2002 Saumons, truites et autres espèces (en millions de couronnes norvégiennes)

Schéma : Estimation de la création de valeur de l'industrie d'aquaculture norvégienne en 2002.

Œufs
• Environ 15-20 producteurs d'œufs.
• Env. 217 millions d'œufs.
• Env. 33 millions d'œufs de truites, d'ombles et de flétans
100 mill. NOK
Couvoir/frétins

• Env. 250 usines en fonctionnement.
• Env. 137 millions de fretins livrés en 2002.
• Env. 27 millions de fretins de truites et d'autres espèces.

1100 mill. NOK /

1200 mill. NOK

Poisson grandissant

• 150 sociétés avec environ 790 permis en vigueur.
• Env. 444 000 tonnes de saumons et 72 000 tonnes de truites produites en 2002.
• Production totale : environ 516 000 tonnes.

 6100 mill. NOK /

7300 mill. NOK

Bateaux viviers  
• Environ 100 bateaux-viviers autorisés
200 mill. NOK /

7500 mill. NOK

Abattage/traitement
• Env. 120 usines d'abattage et de traitement.
• Env. 444 000 tonnes de saumons et 72 000 tonnes de truites abattues en 2002.
• Total des poissons collectés : 521 000 tonnes
2200 mill. NOK /

9700 mill. NOK

Ventes et commercialisation  • Env. 120 exportateurs + chiffre d'affaire national.
• 20 de ces sociétés vendent 80% de la production totale.
 1000 mill. NOK / 10700 mill. NOK
  Transport  • Transport par des sociétés norvégiennes  900 mill. NOK / 11600 mill. NOK
Source: Kontroll Analyse

L'aquaculture et l'environnement
Une pré-condition à l'élevage de poisson est l'harmonie avec la nature. L'industrie d'aquaculture norvégienne se base sur des principes d'élevage éthiques et une gestion des ressources viable.

Sélectionner un site
La première étape est la sélection du site. Gérer un centre de pisciculture, sans parler de la demande de licence, requiert un site viable, c'est-à-dire une zone viable dans la mer ou à proximité d'une source d'eau douce si on veut élever des frétins. La viabilité du site sera évaluée par plusieurs autorités avant son approbation. Des aspects tels que le courant, la profondeur, les conditions de fond de mer, la position relative au trafic des bateaux, les lieux de pêche traditionnels, etc., seront intégralement pris en considération. Un site bien choisi aura une incidence moindre sur l'environnement et donnera aux poissons de bonnes conditions de croissance.

Choix du matériel
La Norvège est également un des leaders mondiaux dans le domaine du matériel d'aquaculture. Nous étions le premier pays à introduire des exigences particulières concernant les normes techniques pour les centres de pisciculture. Le côté matériel de l'industrie d'aquaculture norvégienne fait l'objet d'améliorations régulières, allant de l'utilisation des différents types de cages de mer, en fonction du site, à la distance entre la mer et le centre, etc. jusqu'aux types de matériels servant à la nourriture et au contrôle, le contrôle par ordinateur, le transport et l'abattage. Des développements similaires peuvent être observés dans d'autres parties de l'industrie tel que l'élevage de fruits de mer.

L'industrie met un grand nombre de ressources au service de la recherche concernant, par exemple, le matériel nécessaire à une production fiable, la réduction des fuites des poissons de leur parc, l'amélioration de l'environnement de travail et une récolte de fruits de mer plus simple.

Choix de la nourriture
Les poissons reçoivent différents types d'alimentation sèche en fonction de leur taille, de la saison et de leur taux de croissance. La nourriture des poissons est composées d'huile de poisson, de farine de poisson, de vitamines, d'additifs, de produits liants et d'huiles végétales. Les huiles et les farines de poisson proviennent pour la plupart de poissons issus de la pêche minotière, c'est-à-dire des poissons qui ne conviennent pas à la consommation humaine. Des déchets provenant de l'industrie de traitement des poissons sont également utilisés dans la production de nourriture. Le soja et le maïs sont les deux principaux liants. Le saumon a aussi besoin de vitamines. Afin de s'assurer que le poisson est capable d'absorber de la vitamine A, on lui donne de l'Astaxanthine, un nutriment essentiel dont le saumon a besoin pour survivre. Cette substance est ce qui donne à la chair du poisson sa couleur rouge caractéristique. Pour éviter que la nourriture devienne rance et soit rejetée par les poissons, des antioxydants sont également ajoutés.

La recherche sur la nourriture est un processus continu et l'un de ses objectifs est de déterminer si de nouvelles matières premières telles que du krill ou des micro-algues peuvent être utilisées en tant qu'ingrédients dans l'alimentation des poissons. Une partie de l'huile de poisson est aussi remplacée par de l'huile végétale de telle sorte qu'aujourd'hui, seuls 1,7 kilos de poissons issus de la pêche minotière sont nécessaires à la production d'un kilo de poisson d'élevage.

L'objectif principal de la recherche sur la nourriture des poissons est d'optimiser les matières premières et les méthodes d'alimentation, afin de produire un poisson sain et de grande qualité avec un minimum de matières premières. La recherche sur le suivi et la production de nourriture demandée par les clients est également une priorité importante.

Le bon rendement du saumon
Pour prendre un kilo, un saumon d'élevage a seulement besoin d'environ un kilo de nourriture, alors que les poulets et les porcs ont besoin d'environ 2 ou 3 kg.

Quantités (en milliers de tonnes par an) et utilisation de sous-produits (2001)

Morue Hareneg  Aquaculture Crevettes Total
Utilisés 107 000 191 000 119 000 8 000 425 000
Inutilisés 125 000 5 000 1 000 12 000 143 000
Total 232 000 196 000 120 000 20 000 568 000
Rendement de l'utilisation 46% 97% 99% 40%  75%

Source: Fondation Rubin

Lutte contre les maladies – depuis les antibiotiques jusqu'aux vaccins efficaces
L'industrie d'aquaculture norvégienne a connu un sérieux échec à la fin des années 80, suite à une série de débuts de maladies. Cette crise a entraîné la mise en place d'un projet de recherche à grande échelle : le Programme Poisson en Bonne Santé, qui a abouti à un programme de vaccination pour les saumons d'élevage norvégiens et à la disparition des maladies telles que la vibriose des eaux froides. On a également arrêté l'utilisation des antibiotiques dans l'aquaculture norvégienne. Les saumons sont maintenant les animaux domestiqués les plus sains de Norvège et sont, par ailleurs, plus sains que les êtres humains en terme de consommation de médicaments ! Alors qu'un norvégien sur deux prend des antibiotiques au cours d'une année, les chiffres correspondants pour les bovins sont de 1 sur 5 et pour les saumons de seulement 1 sur 200.

La consommation d'antibiotiques a été réduite de 96% au cours des dix dernières années, au moment même où la quantité de saumons et de truites élevés a augmenté de 359%.

Les défis de l'aquaculture norvégienne

Poux du saumon
Maintenant que nous avons abordé les problèmes liés aux maladies dans l'industrie de l'aquaculture, nous pouvons parler du pou du saumon qui est l'un des défis les plus sérieux toujours présent dans cette industrie. Les poux du saumon sont des parasites qui apparaissent naturellement aussi bien chez les saumons d'élevage que chez les saumons sauvages mais, même s'ils font naturellement partie de la faune, ils sont nuisibles pour le poisson et font baisser sa qualité. Beaucoup d'éleveurs élevent donc d'autres espèces de poissons, les girelles, avec leurs saumons. Les girelles mangent les poux du saumon et permettent de résoudre le problème de manière naturelle.

Plusieurs méthodes ont été mises en œuvre pour diminuer les problèmes causés par les poux du saumon. La mesure la plus importante consiste en une inspection régulière du poisson ; les poissons sont extraits individuellement de leur parc de mer, anesthésiés, afin de compter le nombre de poux sur leur corps. Si plus d'un pou femelle sexuellement mature est trouvé sur un poisson sur deux, les mesures de traitement sont mises en œuvre.

De nos jours, la méthode habituelle de traitement des poux du saumon consiste à immerger le saumon dans un bain anti-poux. Quelques éleveurs font aussi suivre des traitements médicamenteux contre les poux à leurs poissons mais ceci ne s'utilise qu'avec des saumons de plus d'un an. Le fait de changer le type de traitement aide à éviter que les poux développent une résistance à une forme particulière de traitement.

Au cours de la saison où les « smalt » (saumoneau) sauvages émigrent de leurs rivières, les éleveurs s'assurent qu'il n'y a pas de pou femelle sexuellement mature dans leurs centres. L'industrie coordonne ses efforts dans ce sens afin de permettre à l'aquaculture de co-exister en harmonie avec le saumon sauvage et la pêche du saumon. Un grand nombre de recherches est donc lancé pour identifier les meilleures méthodes de prévention et de lutte contre les poux du saumon. Des manières plus efficaces d'utiliser les girelles, des méthodes rentables de suppression totale des poux et une meilleure compréhension de la manière dont on peut rendre les fretins moins sensibles aux attaques de poux sont des exemples de ce travail.

Tous nos efforts pour combattre les poux dans l'aquaculture norvégienne ont l'objectif suivant : les populations sauvages de saumons anadromes ne doivent pas être menacées par la propagation des poux depuis les centres de pisciculture.

Echappées
Bien que 99,7% des saumons d'élevage ne s'échappent pas, certains y parviennent, c'est indéniable. Il est de la responsabilité de l'éleveur de l'éviter. Gérer le problème des fuites est l'un des défis les plus importants de l'industrie de l'aquaculture. Un certain nombre de mesures offensives sont mises en place pour y palier. Ceci implique le matériel utilisé dans les centres de pisciculture, les programmes de formation obligatoire et l'établissement d'une « commission accident ». Beaucoup de recherches portent également sur les méthodes de prévention des fuites. Plusieurs projets de recherche étudient actuellement les causes des fuites, développent des parcs de mer anti-fuites et testent les aspects techniques et opérationnels de la gestion d'un centre de pisciculture.

Contrôle, documents et législation
Alors que l'industrie de l'aquaculture norvégienne s'établissait, les autorités norvégiennes développaient des règles afin de la contrôler. L'industrie aquacole est réglementée par une série de textes de loi, dont :

La loi sur la programmation et la construction
La loi sur la pollution
La loi sur la protection animale
La loi sur l'environnement de travail
La loi sur l'aquaculture
La loi sur les maladies des poissons
La loi concernant le contrôle de la qualité des poissons et des produits liés aux poissons
La loi sur l'inspection de la nourriture des poissons
La loi sur les eaux des ports et des côtes

Il existe également un certain nombre de règlements. Le Conseil d'administration norvégien de la pêche, par exemple, réglemente la production de poissons en parc de mer et, à partir de 2004, l'Autorité alimentaire norvégienne surveillera la qualité du poisson en tant qu'aliment. Les traitements médicamenteux dans l'aquaculture sont aussi sujets à un contrôle très strict. Des copies de l'ensemble des prescriptions de médicaments sont fournies par les vétérinaires et une copie est envoyée séparément par la pharmacie lors de l'achat du médicament. En Norvège, les médicaments sont vendus uniquement par des pharmacies agréées, un système qui met en place un contrôle complet en matière de procédé de médication.

Aujourd'hui, l'utilisation des traitements médicamenteux dans l'aquaculture norvégienne n'est plus d'actualité et il est rare qu'un poisson, à la sortie de l'usine de traitement, ait fait l'objet de médication.

Le Conseil d'administration de la pêche doit être informé à l'avance de tous les abattages. Il connaît les centres utilisant des médicaments et prélève des échantillons de poissons dans les centres en question avant d'accepter leur mise sur le marché.

L'autorité alimentaire norvégienne inspecte également les usines qui produisent de la nourriture sèche et prélève des échantillons de nourriture, effectue des inspections non programmées dans les centres de pisciculture et les usines d'alimentation sèche.

Les documents à fournir ainsi que les éléments de traçabilité sont de plus en plus importants dans la production alimentaire. Le système actuel veut que chaque étape du processus, depuis l'œuf jusqu'à l'abattage, soit rigoureusement documentée.

De l'œuf jusqu'à l'assiette: Les différentes étapes de l'élevage du Saumon de Norvège :

  1. Les œufs du poisson sont prélevés : l'automne est une saison bien remplie pour les éleveurs. Les poissons avec stocks de reproducteurs sont vidés de leurs œufs et de leur laitance. Les œufs inséminés sont placés en couvoir où ils passent 60 jours à une température d'eau de 8°C maximum afin d'éclore.
  2. Eclosion : lorsque les œufs éclosent, ils donnent naissance à des alevins disposant de membranes vitellines au niveau de leur estomac. La membrane vitelline est le «garde-manger» de l'alevin pour les premières semaines de sa vie avant qu'il ne commence à s'alimenter, lorsqu'il se met à consommer, petit à petit, de la nourriture sèche.
  3. « Smolt » (saumoneau) : après avoir passé environ un an dans le bassin couvoir, le saumon a suffisamment grandi pour être placé dans l'eau de mer. A ce moment-là, il a déjà subi des changements physiologiques qui lui permettent de vivre en mer. Un smolt moyen pèse entre 30 et 100 g lorsqu'il est placé en mer, habituellement au printemps. Mais cette opération peut aujourd'hui avoir lieu à d'autres moments de l'année.
  4. Développement en mer : après seulement un an dans la mer, le saumon a grandi d'environ 4 kg. Le taux de croissance dépend, entre autres facteurs, de la température de l'eau.
  5. Bateaux-viviers : ils sont utilisés pour transporter les smolts depuis le couvoir jusqu'aux centres de développement ainsi que les saumons adultes vivants depuis les centres jusqu'aux lieux d'abattage. Tous les saumons sont abattus dans des usines spécialisées dans le traitement des poissons. Ils sont tout d'abord anesthésiés, abattus et immédiatement nettoyés, triés, réfrigérés et traités pour le transport. Certains poissons sont fumés, coupés en filets ou transformés en produits « prêts à être consommés », mais la plupart sont vendus en tant que saumons entiers nettoyés.
  6. Transport : environ toutes les 20 minutes, chaque jour, un camion transportant des saumons franchit les frontières de la Norvège pour se rendre vers les lieux de vente. Aujourd'hui, de nombreux saumons sont acheminés par avion. Certaines sociétés ont également recours au transport par bateau depuis le lieu d'élevage jusqu'au marché final. 

Concepts-clés
Travailler dans un centre de pisciculture en Norvège demande un permis ou une licence de la part des autorités. Cela donne au licencié le droit exclusif de travailler dans un centre de pisciculture selon des conditions particulières. Au 1er janvier 2003, les autorités ont délivré 839 permis commerciaux pour les centres de développement de saumons et de truites.

Afin d'obtenir une licence, vous devez disposer d'un site viable, c'est-à-dire, un emplacement physique pour le centre. Il convient de répondre à des exigences rigoureuses relatives aussi bien à l'emplacement qu'aux conditions de courant et de fond de mer avant que le site puisse être approuvé pour l'utilisation d'un centre de pisciculture. Lorsque les poissons d'un site particulier sont recueillis, le site reste vide pendant un certain temps jusqu'à ce qu'une nouvelle génération de poissons soit introduite. Chaque site ne peut contenir que des poissons d'une seule classe d'âge, ce qui signifie que chaque licencié doit avoir au moins deux sites. Cela tient compte des aspects environnementaux et du bien-être des poissons.

La production de saumons est réglementée au moyen de quotas de nourriture, qui constituent une méthode de contrôle du développement de l'industrie. La quantité de nourriture que chaque éleveur peut acheter est fixée par le Ministère de la pêche selon une base annuelle. En 2003, chaque licencié travaillant dans le domaine du développement des saumons peut utiliser jusqu'à 852 tonnes de nourriture sèche.

L'avenir de l'aquaculture : plus que du saumon et de la truite

Même si les saumons et les truites continueront d'être le « moteur » principal des centres de pisciculture de Norvège dans les années à venir, des choses de plus en plus intéressantes se produisent dans le domaine de l'aquaculture. Nous avons toutes les raisons de croire que l'industrie aquacole signifiera beaucoup plus de choses que l'élevage du saumon et de la truite à l'avenir. On trouve actuellement quelques espèces différentes dans les « starting blocks ».

Le Cabillaud (gradus morua) : elle est considérée comme un excellent poisson de table et se déguste un peu partout dans le monde. De nos jours, il y a à peine assez de morues disponibles pour répondre à la demande du marché mondial. D'où l'importance de l'intérêt actuel concernant la recherche et le développement sur l'élevage de morues.

La production de fretins a été l'un des goulets d'étranglement les plus sérieux dans le développement de l'industrie de l'élevage de morues. Les défis biologiques ont été largement traités et la morue pourrait bientôt devenir une industrie importante, notamment parce qu'il s'agit d'une espèce bien connue et très demandée. Les autorités norvégiennes croient également en la morue en tant qu'espèce d'élevage et lui ont donné une priorité budgétaire.

Le Flétan (Hippoglossus hippoglossus) : il s'agit du plus grand membre de la famille des flets. Il est considéré comme un mets délicat. Malgré 15 ans de recherche et de développement, l'élevage de flétans en est toujours à ses débuts en Norvège. Avant que l'élevage de flétans puisse devenir une industrie à un stade significatif, les problèmes liés à la production de fretins devront être résolus.

Le Loup de Mer (Anarhichas spp.) : ils sont eux aussi étudiés en vue d'un élevage futur.

L'Omble arctique (Salvelinus alpinus) : ils sont élevés depuis un certain temps mais uniquement à petite échelle. Les ombles sont prisés chez les gourmets et les éleveurs sont heureux de cibler cette partie du marché. Les ombles sont élevés aussi bien en mer qu'en eau douce, principalement dans le comté de Nordland.

La Moule (Mytilus edulis) : l'élevage de moules est une industrie en développement constant et représente le secteur de culture de fruits de mer le plus avancé. Les moules se développent sur des systèmes horizontaux de cordes suspendues dans l'eau par des balises flottantes. A ces cordes sont attachées des bandes sur lesquelles les larves de moules s'accrochent et sur lesquelles elles grandissent jusqu'à obtenir la taille requise pour la récolte en l'espace d'environ deux ans. L'industrie de l'élevage de moules est relativement neuve et une nouvelle technologie dans les zones concernées se développe continuellement. Les moules ne sont pas nourries et vivent sur des populations naturelles d'algues dans la mer. De temps à autre, ces algues contiennent des substances toxiques pour les êtres humains. Lorsque cela arrive, la récolte doit être reportée jusqu'à ce que les moules redeviennent « propres ».

Des échantillons sont prélevés régulièrement afin de s'assurer de leur bonne qualité. Les moules sont habituellement vendues fraîches et peuvent être conservées pendant une semaine. Les moules sont un aliment familier et populaire en Europe. Beaucoup plus de moules sont consommées que de saumons. Ainsi, nous nous attendons à un développement significatif de l'industrie de l'élevage de fruits de mer à l'avenir.

Les Crevettes (Pecten maximum) : ces fruits de mer sont très demandés et touchent un pourcentage croissant de consommateurs. Aussi bien la chair que les gonades ou les œufs sont mangés. Aujourd'hui, la plupart des crevettes consommées en Norvège est sauvage mais les études sur la culture des crevettes sont en cours. Elles mettent environ cinq ans à atteindre une taille commercialisable de 10 cm.

Les Huîtres (Ostrea edulis) : elles sont cultivées sur des zones où a lieu un phénomène de marée et sur des zones peu profondes de la côte. Elles sont vendues vivantes et se mangent habituellement crues. Dans certaines parties de la Norvège, on cultive les huîtres creuses du Pacifique (crassostrea giga). Les huîtres ont la plus longue histoire en tant qu'espèce cultivée en Norvège, ayant été élevées tout au long du 20ème siècle. L'élevage des huîtres est concentré dans le sud-ouest du pays.

Annexe:

Le Saumon de Norvège
L'environnement naturel préservé de la Norvège s'étend sur 21 000 km de côtes dentelées, baignées d'innombrables fjords aux eaux limpides et profondes qui ont fait de la Norvège l'une des plus grandes nations de pêche du monde.

Le Saumon de Norvège est issu de ces eaux. Le poisson y est élevé dans des conditions idéales qui ont contribué à établir sa réputation, sa renommée dans plus de cent pays pour sa saveur et sa qualité supérieure.

Les saumons élevés en pleine mer présentent différents avantages pour tous ceux qui exigent des niveaux de qualité élevés et homogènes. Ils sont étroitement contrôlés tout au long de leur vie, de même que des facteurs essentiels telles que la pureté de l'eau, la nourriture et la santé du poisson. Le temps qui sépare la pêche du conditionnement est très court garantissant ainsi une plus grande fraîcheur du produit. La salmoniculture en Norvège a l'avantage d'offrir un produit très frais et d'une grande qualité grâce à des approvisionnements réguliers tout au long de l'année.

Pionnière en salmoniculture, la Norvège occupe la première place au niveau mondial pour le Saumon Atlantique. Le Saumon est le premier poisson aquacole en Norvège. La législation impose à tous les pisciculteurs d'obtenir une licence spéciale délivrée par le « Directorate of Fisheries » avant de s'engager dans l'élevage de poissons. La licence n'est accordée qu'une fois que le pisciculteur peut garantir que son activité n'aura pas d'impact négatif sur l'environnement et que ses installations n'entreront pas en conflit avec d'autres intérêts locaux.

À noter qu'en France, plus de la moitié des saumons vendus sont norvégiens et en dix ans, la consommation de Saumon frais a été multipliée par 13. Les Français sont sans conteste de vrais amateurs de Saumon norvégien.

Une législation très stricte
Le Saumon en provenance de Norvège a bénéficié de conditions aquacoles optimales. Les pisciculteurs effectuent des contrôles de qualité rigoureux à tous les stades de l'aquaculture. En outre, le gouvernement norvégien dispose d'un système de contrôle strict (Quality Control System of the Ministry for fisheries) garantissant une parfaite conformité aux normes et réglementations. Les autorités norvégiennes - quatre ministères différents interviennent dans la législation : le ministère de la Pêche, le Ministère de l'Environnement, le Ministère de l'Agriculture et enfin celui des Collectivités Locales, veillent au respect de cette réglementation grâce à un programme d'inspections régulières dans les fermes et d'analyses en laboratoire.

Les conditions de réussite de la pisciculture
Si la pisciculture est si florissante en Norvège, ceci résulte de la réunion d'un ensemble de facteurs favorables :

l'eau douce non polluée est présente en quantité suffisante afin de pouvoir élever le smolt (jeune saumon) tout au long de l'année,
une température favorable des eaux côtières grâce au Gulf Stream,
un littoral étendu et protégé,
une eau de mer propre,
une population faible mais une excellente infrastructure le long des côtes,
un approvisionnement en aliments de poisson satisfaisant,
une recherche scientifique de haut niveau dans le domaine de l'aquaculture.

L'alimentation des Saumons de Norvège
L'ensemble des producteurs d'aliments pour poissons norvégiens s'est engagé à n'intégrer au sein de leurs produits aucune substance provenant de mammifères ou de volailles. Les seules matières animales fournies au saumon proviennent de poissons, conformément à l'alimentation des saumons sauvages. La réglementation de l'Union Européenne et la législation norvégienne interdisent la présence d'hormones ou d'antibiotiques dans les aliments.

Par ailleurs, les pisciculteurs norvégiens rejettent catégoriquement tous recours à la production de saumon transgénique.

Le Saumon est nourri selon ses besoins, en fonction de sa croissance. La quantité de nourriture est ainsi calculée précisément afin d'apporter au poisson tout ce dont il a besoin dans les justes proportions. Ceci est la garantie d'un saumon de qualité et de la régularité de cette dernière. Le tacaud (Boreogadus esmarkii) de Norvège, le capelan (Mallotus villosus) et le lancon (Ammodytes tobianus) sont les trois sources principales qui forment l'alimentation du Saumon de Norvège.

On ne le répètera jamais assez, le poisson est un des aliments-clés de notre équilibre et une valeur sûre pour le bien être des enfants. Le Saumon de Norvège est aussi un des poissons les plus populaires du monde, offrant une multitude de possibilités d'accommodements et de consommation. Les grands chefs cuisiniers du monde entier l'apprécient pour sa souplesse d'utilisation et la diversité des plats originaux et savoureux qu'il permet de réaliser. Sain, léger, diététique et digeste, à nous de trouver, en famille, les solutions les plus alléchantes pour afficher ce "Roi Rose" au menu familial au moins une fois par semaine.

En "bon point", son "gras"
En effet, s'il est considéré comme "gras", le Saumon de Norvège reste toujours plus maigre que la grande majorité des viandes. Et son gras, qui appartient à la famille des "bon gras" est un sérieux bonus pour la santé. Riche en Oméga 3, il fluidifie le sang, protège les artères et maintient les membranes cellulaires souples. Après le lait maternel, c'est une source importante de lipide poly-insaturé. Incapable de le fabriquer seul, c'est uniquement à travers notre alimentation que notre organisme trouve ces acides gras essentiels qui contribuent à son entretien. Or en moyenne, nous ne consommons par jour qu'environ 1/4 des apports nécessaires (0,5 g contre 2 g). Alors, pour pallier ce manque, pensez au Saumon de Norvège !

 La Truite des Fjords de Norvège: Une saveur unique venue de la mer

La Truite des Fjords de Norvège™ est élevée tout au long des 21 000 km de côtes de la Norvège. Elle vit et prospère dans les eaux pures et froides des Fjords de Norvège, ce qui lui confère sa saveur unique recherchée par les gourmets. La majeure partie de la production est exportée au Japon, où la Truite des Fjords de Norvège™ est appréciée pour ses nombreuses qualités. Produite en quantité limitée, sa teinte rouge caractéristique et sa saveur unique restent un secret bien gardé et peu connu de la plupart des marchés. Les amateurs bien informés considèrent toutefois qu'il s'agit de l'un des poissons les plus fins de Norvège.

La qualité et le goût
La Truite des Fjords de Norvège™ est un poisson délicieux, sa chair est ferme, sa texture fine et sa teinte rouge caractéristique. Ces qualités permettent de l'accommoder de multiples façons. Sa coloration rouge lui vient de son alimentation parfaitement naturelle et d'une capacité à prélever ce pigment, supérieure à celle des autres salmonidés.

Elle est moins grasse que ces derniers car sa graisse est en grande partie contenue dans son estomac et non dans sa chair. Il est ainsi facile de l'ôter et de ne conserver que le goût délicat et une chair relativement maigre à déguster. La Truite des Fjords de Norvège™ constitue donc un excellent choix pour les sushis et toutes les préparations fumées, marinées, les courts-bouillons et les fritures.

La Truite des Fjords de Norvège: une garantie de qualité
Bien que la demande soit en croissance régulière, les producteurs de Truites des Fjords de Norvège n'ont jamais eu pour objectif de la produire en grande quantité, poursuivant en cela une politique beaucoup plus qualitative que quantitative. Ils portent une attention extrême à la qualité et aux mesures d'hygiène, afin de répondre aux attentes des clients les plus exigeants. Les réglementations norvégiennes, très strictes en matière de respect de l'environnement, et les accords de production des éleveurs de Truites des Fjords de Norvège, encore plus draconiens, sont les garants de cette qualité. Pour préparer l'avenir, une nouvelle norme a été développée pour ce produit. Ainsi, l'appellation Truite des Fjords de Norvège™ est désormais une marque déposée à laquelle ne peuvent prétendre que les truites qui répondent à des normes de qualité très strictes.

La Truite des Fjords de Norvèg et le contrôle qualité
La Truite des Fjords de Norvège est soumise à des contrôles qualité rigoureux, qui garantissent que vous achetez un produit de qualité supérieure. Les principaux paramètres de contrôles sont : une couleur rouge parfaite, une taille idéale, une peau sans défaut et une chair intacte, un poisson absolument intact, une faible teneur en graisse.

Avec la sélection de la Truite des Fjords de Norvège, le Centre des Produits de la Mer de Norvège a ainsi vu pour la 3ème fois un de ses produits mis à l'honneur lors du Bocuse d'Or 2003. En effet, la Norvège est un pays important pour le Bocuse d'Or non seulement parce qu'il a été fournisseur du poisson officiel cette année et l'a également été par le passé – avec le Skrei en 1997 ou encore les Coquilles Saint Jacques et le Lieu Noir en 1999 – mais aussi parce que les chefs norvégiens se sont distingués à plusieurs reprises.

Lauréat en 1999, Bocuse d'Or : Terje Ness
Lauréat en 1993, Bocuse d'Argent : Bent Stiansen

Le Centre des Produits de la Mer de Norvège

Le siège du Centre des Produits de la Mer de Norvège (CPMN) est chargé des activités administratives et est également investi d'une mission de conseil auprès du Ministère de la Pêche. Le Centre des Produits de la Mer de Norvège est dirigé par un comité de direction nommé par le Ministère de la Pêche sur proposition des professionnels du secteur. A travers un programme de marketing générique, le Centre des Produits de la Mer de Norvège travaille en permanence pour développer la reconnaissance et la préférence des Produits de la Mer de Norvège dans le monde. S'appuyant sur divers outils de marketing et de promotion, les actions du Centre des Produits de la Mer de Norvège visent à informer les consommateurs des qualités et particularités des Produits de la Mer de Norvège. Le siège du Centre des Produits de la Mer de Norvège, situé à Tromsø, participe en outre à l'élaboration du calendrier des discussions concernant l'évolution des produits de la mer, le dynamisme et la viabilité du secteur et l'environnement. Le siège du Centre des Produits de la Mer de Norvège agit comme une « passerelle » entre les institutions scolaires, la communauté scientifique et les professionnels.

Le Centre des Produits de la Mer de Norvège représente 500 exportateurs norvégiens et dispose de bureaux dans plusieurs pays : l'Espagne, la France, le Japon, l'Allemagne, le Brésil, Hong Kong et la Chine. L'exportation de produits de la mer est, après le pétrole, la 2ème source de revenus de la Norvège qui compte 4,6 millions d'habitants.

Adresse en France:

Centre des Produits de la Mer de Norvège
22 rue de Marignan
75008 Paris

Tél.: 01 56 59 71 80
Fax: 01 56 59 71 81
Courriel: norge.fr@seafood.no


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