La France est depuis longtemps une destination intéressante pour les étudiants norvégiens. Elle est leur cinquième destination à l’étranger, et leur premier choix parmi les pays non anglophones. Les études les plus attractives parmi les étudiants norvégiens sont l’économie, les sciences politiques et les études d’ingénieur. Un certain nombre de Norvégiens choisissent également la France pour poursuivre des études dans les domaines de la musique, l’architecture, la photographie et le théâtre. Les villes qui accueillent le plus d’étudiants norvégiens sont Toulouse et Paris. Certaines universités ont également mis en place des programmes enseignés en anglais pour les étudiants étrangers qui ne maîtrisent pas le français.
Des accords d’échange entre institutions norvégiennes et françaises ont été mis en place pour faciliter la mobilité des étudiants dans le cadre du Programme de l’Union Européenne Erasmus. La Norvège a également conclu des conventions particulières avec deux universités à Toulouse, l’INSA et l’Université de Toulouse l, permettant ainsi aux Norvégiens de préparer leurs diplômes d’ingénieur et d’économiste. L’Office Franco-Norvégien d’Echanges et de Coopération (l’OFNEC à Caen), propose des cours de français aux étudiants et professeurs norvégiens. Une trentaine d’étudiants profitent de cette possibilité d’apprendre la langue française en 2011/2012. L’Ecole Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs ESIT à Paris peut accueillir un de groupe étudiants norvégiens chaque année, mais malheureusement peu d’étudiants norvégiens se sont inscrits depuis quelques années.
La directrice de la Maison de Norvège à la Cité Internationale Universitaire de Paris, Guri Skoklefald, qui est aussi conseillère pour l’éducation et la recherche auprès de l’Ambassade Royale de Norvège à Paris, héberge 100 étudiants de 30 nationalités différentes. La moitié de ses chambres sont occupées par des étudiants norvégiens, qui de cette manière sont plongés dans une ambiance très internationale. La Maison de Norvège, qui d’ailleurs vient d’être entièrement rénovée, essaye d’encourager les échanges entre les pays en organisant des manifestations culturelles régulièrement.
Guri Skoklefald admet que la barrière des langues constitue un défi pour les échanges d’étudiants entre les deux pays, malgré le fait qu’il existe de plus en plus de programmes destinés aux étrangers qui sont enseignés en anglais. Elle souligne l’importance de se préparer en étudiant la langue du pays d’accueil avant de partir. Une bonne maîtrise de la langue française est très importante pour réussir ses études en France et pour pouvoir profiter de la culture française, insiste-t-elle. Pour les étudiants français souhaitant étudier en Norvège, il est possible de se préparer en prenant des cours de norvégien qui sont proposés par plusieurs universités françaises et des cours qui sont proposés sur Internet. Ce qui facilite la situation pour les étudiants français, c’est la nouvelle tendance des universités norvégiennes de proposer des cours en anglais. Guri Skoklefald recommande la Norvège comme destination pour les étudiants français. « L’avantage des universités norvégiennes, c’est leur petite taille et les bonnes conditions de travail des étudiants », dit-elle. « Un séjour en Norvège permet d’ailleurs de découvrir une culture qui est assez différente de la culture française et de vivre dans des petites villes où la nature n’est jamais très loin. »
Therese Sanni, actuellement stagiaire à l’Ambassade Royale de Norvège, prépare un master-2 en information et communication à l’Université de Paris lll Sorbonne nouvelle. Avant de venir à Paris, elle avait déjà fait des études de cinéma et télévision à l’Université de Bergen. Ayant déjà effectué une partie de sa scolarité secondaire à Saint-Etienne, elle connaissait très bien la langue française. Elle raconte qu’elle a appris par une étudiante française en Norvège qu’il existait des études à Paris qui pourraient lui convenir. Comme quoi les coïncidences peuvent jouer aussi en ce qui concerne un parcours universitaire.
Therese trouve que les étudiants en France sont soumis à une pression assez forte et qu’il est difficile d’obtenir de bonnes notes. Mais réussir n’est pas impossible, dit-elle, il faut s’accrocher et accepter que les études soient organisées différemment en France. En tant membre du conseil d’administration de l’Association des étudiants norvégiens à l’étranger (ANSA), Therese cherche à informer les Norvégiens sur les conditions d’études en France et surtout à les aider à comprendre les procédures d’inscription qui sont parfois très compliquées.
Therese n’hésite pas à recommander la Norvège aux jeunes Français qui souhaitent étudier à l’étranger. « Si l’on veut connaître la façon de vivre nordique, la Norvège vaut bien le détour ». Et comme dernier conseil : « La meilleure façon d’apprendre la langue, c’est de devenir colocataire avec des étudiants parlant le norvégien ».