De gauche à droite : Erik Johnsen et Odd Sverre Haraldsen, respectivement Directeur général adjoint et Directeur général au ministère du Pétrole et de l’Energie, Leiv Lunde, Conseiller pour les questions énergétiques et climatiques au ministère norvégien des Affaires étrangères, Tarald O. Brautaset, Ambassadeur de Norvège en France, Ole Terje Horpestad, Conseiller spécial à la Section du Grand Nord du ministère norvégien des Affaires étrangères, Pierre-Marie Abadie, Directeur de l’énergie au ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Philippe Meunier, Directeur des biens publics mondiaux au ministère français des Affaires étrangères, et Brigitte Collet, Ambassadrice de France en Norvège.De gauche à droite : Erik Johnsen et Odd Sverre Haraldsen, respectivement Directeur général adjoint et Directeur général au ministère du Pétrole et de l’Energie, Leiv Lunde, Conseiller pour les questions énergétiques et climatiques au ministère norvégien des Affaires étrangères, Tarald O. Brautaset, Ambassadeur de Norvège en France, Ole Terje Horpestad, Conseiller spécial à la Section du Grand Nord du ministère norvégien des Affaires étrangères, Pierre-Marie Abadie, Directeur de l’énergie au ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Philippe Meunier, Directeur des biens publics mondiaux au ministère français des Affaires étrangères, et Brigitte Collet, Ambassadrice de France en Norvège.

Un dialogue énergétique utile avec la France

Dernière mise à jour: 12/12/2011 // La Norvège et la France organisent un dialogue annuel sur les questions énergétiques et climatiques. Cette année, il était notamment consacré à la politique européenne de l’énergie, aux modifications des marchés gaziers et pétroliers, au développement de sources d’énergie renouvelables, au captage et au stockage du dioxyde de carbone (CSC) et aux questions énergétiques relevant du G20. La rencontre a eu lieu à Oslo le 7 décembre dernier.

Initié par le ministre des Affaires étrangères norvégien Jonas Gahr Støre en 2006, le dialogue énergétique et climatique est mené conjointement par le ministère du Pétrole et de l’Energie et le ministère des Affaires étrangères. Il reflète l’importance de l’énergie et, dans une mesure croissante, des questions climatiques, pour les relations entre la France et la Norvège. Le gaz norvégien couvre en effet un peu plus de 30 % de la consommation française. En plus, les énergies renouvelables font l’objet d’une coopération de plus en plus étroite, à la fois dans un contexte national ou européen et dans les pays en développement, au travers de projets tels qu’ « Energy + ».

La délégation française s'est montrée favorable à la poursuite des importations de gaz norvégien et à des contrats commerciaux à long terme, tout en s’interrogeant sur les mécanismes de fixation des prix à adopter en cas de grandes différences entre le prix indexé sur le pétrole et le cours du marché spot. Cette préoccupation est partagée par les acheteurs et les pouvoirs publics allemands et britanniques. La production sur le plateau continental norvégien étant prévue d’augmenter un peu jusqu’en 2025, la Norvège restera pendant longtemps un fournisseur stable de gaz à la France.

Le développement du gaz de schiste en Europe a également été discuté. La délégation française a fait part de l’interdiction de ce type de production gazière en France.

Le scepticisme croissant d’une partie de la population française à l’égard de l’énergie nucléaire a également été évoqué, mais il ne constituera probablement pas un frein notoire au rôle central du nucléaire dans l’approvisionnement énergétique de la France. La France pense cependant que la sécurité deviendra une priorité croissante, tant pour le secteur nucléaire que pour les autres productions d’énergie. La sortie progressive du nucléaire en Allemagne fait craindre qu’une pénurie d’électricité outre-Rhin puisse avoir des répercussions en France. Dans ce contexte, la délégation française a souhaité savoir dans quelle mesure la Norvège pourrait contribuer à la sécurité d’approvisionnement de ses pays voisins par des échanges/exportations d'électricité hydraulique.

Grâce à ses ressources hydrauliques, environ 100% de la production électrique de la Norvège provient de sources renouvelables. En vertu des obligations découlant de l'Accord sur l'Espace économique européen (EEE), la part totale des énergies renouvelables doit progresser et atteindre 67,5 % d’ici 2020. La France se prépare donc elle aussi à un développement relativement conséquent de ces sources d’énergie, basé essentiellement sur la biomasse et l’énergie éolienne. La rencontre fut également l’occasion de soulever différents projets en cours d'élaboration au sein de l'UE, concernant notamment la sécurité des activités offshore, la qualité des carburants et l'amélioration du rendement énergétique ainsi que la proposition de Feuille de route sur l’énergie 2050 de la Commission, qui devrait être présentée juste avant Noël.

La délégation française était conduite par Philippe Meunier du ministère des Affaires étrangères français et Pierre-Marie Abadie du ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, tandis que la délégation norvégienne était menée par Odd Sverre Haraldsen, du ministère du Pétrole et de l'Energie, et Leiv Lunde, Conseiller pour les questions climatiques et énergétiques au ministère des Affaires étrangères norvégien.   


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