Cela fait plus de 30 ans que les compagnies pétrolières explorent la mer de Barents et les découvertes récentes sont les plus importantes depuis 1997. Selon le Figaro, il est désormais supposé que plus d’un cinquième des réservoirs d’hydrocarburants du monde se trouve dans l’océan Arctique, ce qui pourra affecter notamment la France qui importe entre 25%-30% de son gaz de la Norvège.
Le directeur de Statoil, Helge Lund, a déclaré son enthousiasme envers les possibilités qu’imposeraient les récentes découvertes par sa compagnie et ses partenaires Eni Norge et Petoro. En effet, depuis le 7 juillet dernier et la mise en vigueur des nouveaux accords territoriaux signés entre la Russie et la Norvège, la Norvège dispose d’un territoire maritime de plus de 88 000 kilomètres carrés largement inexploré. Cependant, les conditions de travail périlleuses dans la mer de Barents posent un enjeu technique et économique non négligeable pour les compagnies qui explorent ces endroits.
Les principaux centres d’intérêts norvégiens dans l’Arctique ne se limitent pas seulement aux réserves pétrolières. En effet, d’autres préoccupations sont la route maritime du nord et les intérêts pour la navigation commerciale entre l’Europe et l’Asie ainsi que la richesse écologique et la grande teneur en minerai et en minéraux du territoire.