Depuis 2010, la question des retraites est au cœur de tous les agendas européens. En effet l’allongement de l’espérance de vie, le vieillissement de la population et la diminution du nombre de naissance en Europe remet en question le système mis en place par les générations précédentes.
En Norvège la question des retraites est traitée depuis 2001 et a connu de multiples réformes. Tout comme la France, la Norvège possède un régime de retraite par répartition fondé sur le principe de solidarité entre les générations afin d’assurer une vieillesse digne.
Alors qu’en France les grandes mesures de réformes se feront autour des principes de transparence, d’équité et de solidarité, on retrouve là encore ces grands principes en Norvège avec en plus une volonté de sécurité et de progressivité.
Néanmoins, bien que la durée de cotisation pour une retraite à taux plein soit identique, 40 ans, la grande divergence entre ces deux nations se cristallise autour de la question de l’âge de la retraite qui pourrait atteindre les 61 ou 62 ans en France alors qu’en Norvège l’âge de la retraite moyen depuis 2007 est de 67 ans, avec une préretraite possible à 62 ans si la durée de cotisation est assez longue.
L’âge de la retraite est un facteur qui continue d’évoluer. Depuis janvier 2010, le Parlement norvégien, pour satisfaire au mieux aux exigences de chacun, a décidé de rendre ce facteur flexible pour une gestion plus libre et individuelle de sa propre retraite. Il est donc désormais possible de prélever une partie de sa cotisation, de cumuler un salaire et la retraite, de travailler plus ou moins longtemps (de 62 à 75 ans) sans que cela ne présente de difficultés administratives. On voit aussi l’introduction de la capitalisation dans le système du régime par répartition. Après de longues négociations, on peut noter que le principal syndicat Landsorganisasjonen i Norge (LO) semble soutenir les réformes actuelles.