« Jusqu'à 90% des victimes de guerres modernes sont des civils. Elles sont tuées, mutilées, violées et abusées. Il faut avoir une vaste discussion sur comment interpréter et appliquer le droit humanitaire international dans le contexte des conflits modernes armés, afin que nous assurons la protection des civils. Les responsables de violations des droits humanitaires internationaux doit être tenus responsables. Il faut attacher de l’importance à la situation des civils et aux mesures qui renforcera effectivement leur protection.», a dit Jonas Gahr Støre. « J'espère que nous pourrons convenir du renforcement de notre engagement commun pour réclamer la protection des civils en vertu du droit international humanitaire. »
Bernard Kouchner, le ministre des affaires étrangères français, a également participé au symposium. « Dans trop de conflits, nous voyons des civils pris pour cible, pas des combattants. Nous avons besoin de discussions qui montrent la réalité de la guerre sur le terrain », a déclaré Bernard Kouchner.
Parmi les autres participants figuraient le ministre indonésien des affaires étrangères Hassan Wirajuda, le président du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), Jakob Kellenberger, le haut commissaire de l’ONU pour les réfugiés, Antonio Guterres et le coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, John Holmes.
Pendant le débat, les participants ont convenu de la nécessité de parvenir à un accord sur comment le droit humanitaire international doit être interprété dans les conflits modernes. Le but de cet accord sera d'assurer la protection adéquate des civils, et d'examiner comment, d’une manière plus efficace, les responsables de violations du droit humanitaire peuvent être tenus responsables. Les participants ont également convenu d'un suivi actif, par exemple à travers des études de terrain, à la fois sur les façons dont le droit humanitaire international est appliqué sur le terrain et sur les conséquences humanitaires et de développement causés par un tel comportement. De plus, ils ont convenu de tenir une série de réunions régionales pour examiner comment le droit international humanitaire doit être mis en œuvre.