Guerre civile en Syrie

Dernière mise à jour: 15.06.2012 // « La situation en Syrie ne cesse de s’aggraver et s’apparente de plus en plus à une guerre civile. Les livraisons d’armes par des pays étrangers, à la fois au régime et aux rebelles, ont contribué à accélérer l’engrenage de la violence », a affirmé le ministre norvégien des Affaires étrangères, Jonas Gahr Støre.

Le récent rapport d’Amnesty International sur les meurtres et les attaques délibérées des forces de sécurité syriennes contre la population civile est bouleversant. Après les massacres révélés ces derniers temps, le rapport met en évidence la gravité de la situation.
 
« Des violences et des atteintes des droits de l’homme sont perpétrées par plusieurs parties au conflit, mais la répression systématique exercée par le régime d’Assad est particulièrement inquiétante », a déclaré M. Støre, en précisant que le régime syrien devra répondre de ses actes.
 
La Norvège soutient la MISNUS, la mission de supervision dirigée par le général Robert Mood, qui effectue un travail courageux dans des circonstances à la fois très difficiles et périlleuses. La présence de la MISNUS sur le terrain est importante pour rendre compte au maximum de ce qui se passe, mais la sécurité de ses effectifs est compromise et ils ne peuvent travailler dans une Syrie en proie à une recrudescence de violence spectaculaire.
 
« L’incapacité actuelle de la communauté internationale à s’entendre pour gérer le problème syrien est extrêmement regrettable. Le régime d’Assad en profite pour continuer sa répression. Il faut renforcer la pression sur Damas par des résolutions unanimes du Conseil de sécurité de l’ONU demandant des sanctions contraignantes à l’encontre de la Syrie. Compte tenu de la gravité de la situation, nous ne pouvons exclure une action alternative, susceptible de contribuer à un arrêt des hostilités », a déclaré M. Støre en soulignant la responsabilité du Conseil de sécurité.


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