Des forêts saines abritent des millions d’espèces, préservent les sols de l’érosion et absorbent les gaz à effet de serre. La dégradation des forêts et la déforestation contribuent largement aux émissions de CO2. Le premier ministre norvégien, Jens Stoltenberg, a lancé des initiatives pour la forêt lors du sommet à Bali sur le climat en 2007. La Norvège a dès lors versé plus de trois milliards de couronnes chaque année pour lutter contre la déforestation tropicale.
Lors de la conférence de Copenhague sur le climat en 2009, les pays ont reconnu la nécessité de réduire les émissions liées à la déforestation dans les pays en développement, même si aucun accord n’a été signé. Néanmoins, six pays, y compris la France et la Norvège, se sont engagés à contribuer au financement de ce projet. Le président Sarkozy et le premier ministre Stoltenberg ont déclaré que des conseils de ministres pour la sauvegarde des forêts seront organisés cette année. Cela a marqué le début d’une coopération étroite entre les deux pays. La première rencontre a lieu à Paris le 11 mars 2010 et sera suivie d’un deuxième conseil à Oslo en mai 2010.
Photo: Berit Roald, Scanpix/Statsministerens kontorLa conférence parisienne a pour objectif de concrétiser les engagements pris lors du sommet de Copenhague. Des représentants d'une soixantaine de pays se réunissent donc, dont les émissaires des trois grands bassins forestiers mondiaux qui se trouvent en Asie, au Congo et en Amazonie. Le ministre norvégien de l'environnement et du développement, Erik Solheim, représentera la Norvège lors de cette conférence.