A la suite de la première conférence qui s'est tenue à Rabat en juillet 2006, la seconde conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement s'est déroulée à Paris le 25 novembre 2008, dans le cadre de la présidence française du Conseil de l'Union Européenne. L'objectif de cette conférence était l'adoption, par les soixante pays et les vingt organisations internationales qui y participaient, d'un programme de coopération pluriannuel axé sur les trois volets de l'approche globale des migrations : la migration légale, la lutte contre la migration irrégulière et les synergies entre migration et développement. Ce programme de coopération s'est inspiré des conclusions de trois réunions d'experts qui se sont tenues à Rabat en mars 2008 (migration légale), à Ouagadougou en mai 2008 (lutte contre la migration irrégulière) et à Dakar en juillet 2008 (migration-développement).
La Norvège a participé activement à ces réunions d’experts ainsi qu’aux pourparlers sur la déclaration qui ont suivi. Le secrétaire d’Etat norvégien pour le développement international, M. Hakon Gulbrandsen, a souligné l’importance de la déclaration, véritable plateforme de coopération entre l’Afrique et l’Europe. Il a également déclaré que la Norvège soutenait la déclaration, et que la Norvège continuerait son étroite coopération avec les pays africains, la Commission Européenne et l’UE pour atteindre les buts communs.
Par ailleurs, M. Gulbrandsen a mis l’accent sur l’importance de protéger les droits des migrants du travail et d’assurer que des femmes et des enfants ne deviennent pas victimes du trafic d'êtres humains. Il a également déclaré que la Norvège attache de l’importance aux mesures prises pour limiter le phénomène de « brain drain » des pays en voie de développement. En même temps, un projet de pilotage a été mis en route pour soutenir la participation des migrants dans la coopération sur le développement.
Le secrétaire d’Etat a aussi fait mention des restrictions de voyage pour les personnes infectées par le VIH/sida comme une violation des droits de l'homme, et a invité tous les pays à abroger les restrictions de voyage pour les personnes infectées par le VIH et le sida. Pour conclure, M. Gulbrandsen a mentionné que la Norvège allouera, pour la première fois, 1% du PNB en faveur de l’aide au développement en 2009. Ainsi, il a invité tous les pays présents à suivre cet exemple, malgré la crise financière.