"Le résultat de n'importe quelle guerre est toujours une tragédie et pour cette raison la bataille de Narvik doit toujours rester dans nos mémoires pour nous rappeler la brutalité de la guerre. La présence de nos soldats aux quatre coins du Monde est la preuve vivante de la fragilité de la paix, et que la paix ne va pas de soi.
La paix ne se fait pas toute seule, elle a besoin d'aide, elle a besoin de notre engagement", a déclaré le Commandant Per Svartefoss, Attaché de Défense.
Les Alliés et les Allemands s’intéressaient de près au port le plus septentrional de la Norvège : Narvik, toujours libre de glaces, et qui assurait le transit des minerais suédois, que l’Allemagne utilisait pour son industrie d’armement. Les gisements de fer suédois exportaient en 1938 près de 90% de leur production vers l’Allemagne. Hitler craignant que les alliés tentent de couper la « route du fer », décida d’envahir la Norvège au mois de février 1940. L’invasion allemande donna aux alliés un prétexte pour intervenir dans le but d’affaiblir économiquement l’Allemagne.
La bataille de Narvik est la première victoire alliée du début de la Seconde Guerre mondiale. Bataille navale puis bataille terrestre, après une mise à terre des troupes depuis une force maritime britannique, elle a lieu en deux temps, les 10 et 13 avril 1940.
Un corps expéditionnaire composé d’une division de chasseurs alpins et d’une unité de la Légion étrangère françaises ainsi qu’un bataillon de chasseurs polonais (brigade autonome des chasseurs de Podhale) y furent engagés à côté de forces britanniques et norvégiennes.
Les assauts durèrent jusqu’au 28 mai 1940 quand Narvik fut enfin libéré et les troupes allemandes repoussées jusqu’à la frontière suédoise.
Les Allemands dénombrèrent 1300 tués et blessés tandis que les Norvégiens et les Alliés comptèrent 5000 tués et blessés.