Les chiens enterrés ne mordent pas de Gunnar Staalesen

04/11/2009 // Les éditions Gaïa poursuivent la publication des oeuvres de Gunnar Staalesen avec le polar Les chiens enterrés ne mordent pas , dans une traduction d'Alexis Fouillet. Le privé Varg Veum a encore du pain sur la planche.



En mission à Oslo, Varg Veum met la main sur une vieille photo représentant quatre hommes attablés devant café et cognac. Quatre convives qui ne sont rien moins qu’un entrepreneur norvégien en vogue, un éminent financier, un magnat de l’industrie d’armement suédois et un encaisseur corrompu. Or, les têtes de ces derniers semblent destinées à tomber aussi vite que dans une partie de Qui est-ce ? mal engagée.
Veum, dans une forme éblouissante, se saisit de cette affaire et, en marathonien chevronné, allonge la foulée. Il court les rues de la capitale, plus ou moins bien accompagné, happé au passage par les souvenirs d’un temps où il faisait bon faire mine d’étudier à Oslo et se promener au bras de jeunes filles chantant Bob Dylan.

Gunnar Staalesen est né à Bergen, en Norvège, en 1947. Il fait des études de philologie et débute en littérature à 22 ans. Il se lance peu à peu dans le roman policier et crée en 1975 le personnage de Varg Veum, qu’il suivra dans une douzaine de romans. Tous les polars de Staalesen suivent les règles du genre à la lettre, avec brio. Et les problèmes existentiels du détective privé, ses conflits avec les femmes et son faible pour l’alcool sont l’occasion d’explorer, non sans cynisme, les plaies et les vices de la société. Avec le Roman de Bergen, il dédie à sa ville natale une grande fresque sociale et policière couvrant tout le XXe siècle.

Les chiens enterrés ne mordent pas de Gunnar Staalesen
Roman traduit du norvégien par Alexis Fouillet
384 pages - 22 €


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